Le fonctionnement de la fosse septique

La fosse septique est une citerne généralement enterrée, recevant uniquement les eaux des toilettes qu’on appelle les eaux-vannes, dans le cas d’un logement non raccordé à un réseau de collecte collectif des eaux usées. Les eaux-vannes sont ainsi séparées des eaux grises, les eaux ménagères, qui passent par un bac dégraisseur conçu pour filtrer et retenir les graisses immanquablement présentent dans ces eaux de rejet.
La mise en place d’une fosse septique commence par les terrassements afin de mettre sous terre la cuve et de pouvoir donner une pente acceptable aux canalisations qui s’y connectent.


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Comment fonctionne une fosse septique ?

On note plusieurs étapes dans le fonctionnement d’une fosse septique :

  • La première étape consiste à séparer les solides des liquides. Les solides les plus lourds se déposent au fond de la cuve. Ils forment ce qu’on appelle les boues. Les solides plus légers (graisses) restent en surface et forment l’écume.
  • La seconde étape s’amorce par la décomposition des matières organiques présentes dans les eaux-vannes grâce aux bactéries anaérobies toujours présentes dans les eaux usées. Ces bactéries anaérobies se développent dans les milieux dépourvus d’oxygène et digèrent une partie des boues et des graisses organiques.
  • La troisième étape consiste en des préfiltres qui retiennent les éléments solides encore en suspension afin de ne pas atteindre le champ d’épandage. Ces préfiltres sont composés de pouzzolane (pierres de lave) ou d’une cassette en polyéthylène.
  • La quatrième étape consiste dans le transfert des eaux usées clarifiées du milieu de la fosse vers le champ d’épandage, appelé aussi champ d’épuration. Ce champ d’épuration est généralement formé d’un réseau de drains en plastique déposés dans des tranchées de graviers et de sable, enterrés sous une couche de sol.
  • La cinquième étape peut alors s’effectuer : les bactéries présentent dans le sol et dans les tranchées se nourrissent de la matière organique encore présente dans l’eau clarifiée. Elles transforment l’azote ammoniacal en nitrate, une forme moins toxique. Les bactéries et virus dangereux sont pour la plupart éliminés dans le champ d’épuration par filtration et absorption par l’environnement.

La fosse septique

Les matériaux utilisés

Les fosses septiques se présentent sous forme de cuves en béton préconstruites, dans la forme traditionnelle, ou de cuves en plastique (PEHD).

  • Les fosses en béton précontraint ont l’avantage d’être d’un coût raisonnable et plus économique que les cuves en plastique. Elles ont l’inconvénient d’être plus complexe à installer, car plus lourdes à manier, elles nécessitent un engin de levage. Elles sont souvent composées de deux compartiments, un grand bac de préfitrage, un bac de clarification plus petit.
  • Les fosses en plastique sont moins lourdes, renforcées par de la fibre de verre, elles sont plus manœuvrables, mais elles sont aussi plus coûteuses. Le cloisonnement, le préfiltrage en sortie est généralement intégré.

Fosse septique en plastique
Fosse septique en plastique

Fosse septique en béton
Fosse septique en béton

Dans les deux cas, une trappe de visite accessible, permet de les contrôler et surtout, de les vidanger tous les quatre ans, comme il est recommandé.
La contenance varie selon le nombre de pièces du logement, avec un seuil minimal de 3000 litres pour 5 pièces principales et 1000 litres conseillés par pièce supplémentaire. Dans tous les cas, la cuve doit faire obligatoirement un minimum de 1,50 mètre de hauteur.

Dans le cas d’une construction autonome, il est possible de maçonner une fosse en parpaings sur une dalle de béton avec une trappe de visite, mais on veillera dans ce cas à faire un enduit étanche à l’intérieur ainsi qu’un bac de filtration avec de la pouzzolane en sortie.

En conclusion

Hormis les toilettes sèches, la fosse septique est un des moyens les plus anciens pour traiter les eaux-vannes en toute sécurité. Maintenant interdite, nous y reviendrons dans un autre article.

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