Les problèmes de sol et de nappe phréatique

Dans la construction d’un assainissement non collectif (ANC), une étape à ne pas négliger, consiste à étudier la nature du sol qui va supporter votre installation. Vous pouvez vous faire aider par un bureau d’étude ou bien, demander de l’aide à un agent du SPANC (Service Public d’assainissement Non Collectif) qui pourra diligenter s’il en a les compétences, ou vous diriger vers un technicien, une étude de votre sol. Cette étape qui a un coût, est primordiale pour la pérennité de votre assainissement, pour les implications écologiques qu’elle peut entraîner et les dépenses significatives qu’elle peut engendrer.


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Il existe différents types de sol

  • Le sol calcaire : c’est un sol à l’aspect blanchâtre et crayeux, qui se dessèche vite. En France, c’est le type de sol commun, puisqu’un tiers des sols français sont calcaires. Il ne nécessite pas de précautions particulières, c’est un sol assez stable et qui à la particularité d’être très perméable, ce qui est une bonne chose pour un assainissement non collectif, un simple exutoire suffit en sortie de la micro station.
  • Le sol sableux : on l’appelle aussi sol siliceux. C’est un sol rêche mais qui se désagrège facilement. Il a une tendance à retenir l’eau, donc à gonfler lorsqu’il est imbibé et à se resserrer lorsqu’il sèche. C’est le sol problématique par excellence. Sur ce type de sol, il faut prévoir de renforcer l’assise de la micro station avec un lit de béton et prévoir un drainage autour pour éviter qu’un jour votre micro station ne vienne flotter à la surface.
  • Le sol argileux : c’est un sol de couleur grisâtre, assez doux au touché, et très compact. Comme pour le sol sableux, le sol argileux à tendance à gonfler lorsqu’il est imbibé et à se rétracter lorsqu’il sèche. C’est un sol difficile et qui de plus, laisse très mal circuler l’eau. Sur ce type de sol il faut donc prévoir toute une structure pour stabiliser votre micro station, mais aussi un drainage important pour infiltrer les eaux de ruissellement et les eaux de rejet dans l’exutoire.
  • Le sol remblayé : c’est un sol artificiel qu’on peut rencontrer sur des terrains accidentés, où pour la construction de la maison, on a dû décaisser une partie de la parcelle et combler une autre. Il est bon de savoir l’ancienneté du remblai, sachant qu’on considère qu’il met de 3 à 5 ans à se stabiliser.

Différents types de sol
Différents types de sol

Il existe différents reliefs difficiles

  • Terrain en pente : fréquent en région montagneuse, ce type de terrain pose problème en raison de la poussée des eaux de pluies qui peuvent entrainer un glissement de l’installation d’assainissement. Là encore, une bonne stabilisation et un bon drainage sont important.
  • Terrain en cuvette : sur ce genre de terrain, les eaux de pluies s’accumulent et stagnent, ce qui peut entraîner une remontée de l’installation ou un détérioration du réseau de canalisations. Sur ce genre de terrain, il faut essayer d’aplanir et de remonter un peu le niveau et pratiquer un bon drainage.

La présence d’une nappe phréatique est un souci

Une nappe phréatique sous votre installation d’assainissement est un problème majeur. La montée des eaux brutales après des précipitations peut faire remonter votre micro station et endommager votre réseau. C’est la profondeur de la nappe phréatique et sa taille, qui va déterminer le type de travaux à engager : assèchement, drainage, construction d’un puits de décompression. Dans tous les cas, cela va alourdir la facture de vos travaux !

En conclusion

Une étude de sol par un bureau d’étude, qui peut coûter dans les 700 €, n’est pas une dépense superflue, surtout si vous habitez dans une zone difficile. Elle pourra vous faire économiser beaucoup d’argent sur vos travaux par la suite. Pensez-y !

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